BONJOUR et MERCI de passer voir ce BLOG.

20091112fournierforum.pdf

cliquer sur ce lien pour en savoir plus

 

Bonjour à toutes et tous….

 et merci d'avoir osé jeter un oeil sur ce blog quelque peu “particulier”.Cool

 

Il y est ici question d'Histoire, de Mythologie, tout ceci en liaison avec la Grèce (la Crète pour être juste) donc de choses “très sérieuses” qui, depuis des années, rebutent car nous n'avons plus l'habitude de nous intéresser à ces sujets ….Innocent

 

Il y est aussi question de “révélations” qui ne sont pas toujours, pour l'instant, admises comme justes, si bien que, pour se faire sa propre opinion, le lecteur de ce blog peut être tenté d'aller, par lui-même, avec l'aide d'internet ou avec ses propres sources, vérifier ce qui est écrit ici.Cri

 

Il y est aussi question de sujets qui touchent l'humain au plus profond de lui-même et qui peuvent ainsi vous conduire à faire un bout de chemin spirituel supplémentaire dans votre vie personnelle.Embarasse

 

Alors, si vous pensez que vous n'êtes pas concerné par ce qui est dans ce blog, permettez-moi simplement de vous remercier d'avoir déjà pris la peine de lire ces quelques lignes … en vous suggérant de garder les coordonnées de ce blog… qui sait, un jour peut-être serez-vous tenté d'y revenir….

 A bientôt peut-être ….Rire

 

La page qui suit, déjà longue et un peu complexe peut-être (j'ai simplifié pourtant au maximum et me suis efforcé de lui donner une forme qui la rende agréable à la lecture), intitulée “LA source du mystère“, vous présente UN aspect de ce thème qui, jusqu'à présent, n'a jamais été traité ainsi à ma connaissance….

Pour ceux qui restent, et pour être bref dans cette introduction, il vous faut savoir que le thème abordé ici est “le labyrinthe” sous toutes ses formes et que ce thème est intemporel et universel (voir le site ci-dessous)…. c'est dire si chacun peut y trouver ce qui l'intéresse et que, en conséquence, on ne peut avoir d'idées définitivement arrêtées sur un tel thème…

http://membres.lycos.fr/jaumotte111/labyrinthes.htm

 

De quoi est-il question, de manière succincte :

- Au Moyen-Âge, des cathédrales ont été construites un peu partout par les “bâtisseurs de cathédrales“, à une époque où le “bas-peuple” manquait d'instruction et où c'est par la statuaire de ces cathédrales (appelées aussi “métropoles“), sorte de bandes dessinées, que les religieux lui enseignait l'essence de la religion.

 Vous en saurez plus par la lecture éventuelle de ce remarquable et surprenant ouvrage…

http://livre.fnac.com/a1525118/Maurice-Rosart-Une-cathedrale-se-devoile?PID=1

qui, comme dans sa présentation, nous dit ceci :

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Comment expliquer la naissance des cathédrales ? Leur apparition après l'an mil et leur soudaine multiplication ont suscité diverses explications dont la plupart sont bien connues : exaltation du mystère divin, abri destiné aux fidèles, lien entre la terre et le ciel… Se référant à l'étymologie, à la symbolique des nombres et aux anciennes légendes, Maurice Rosart propose une explication originale et documentée du mystère des cathédrales.Cet ingénieur-géomètre qui mène depuis plus de trente ans des recherches autour de la fonction des cathédrales, les perçoit comme des points de convergence des forces de la nature. «Outils de création» par excellence, les cathédrales sont ainsi bien souvent bâties à proximité d'une source d'eau, symbole de vie. L'auteur propose en ce sens, une lecture mettant en exergue l'identité féminine des cathédrales - toutes ou presque dédiées à Notre-Dame. «Comme la reine au milieu de la ruche», écrit l'auteur, «la cathédrale enfante en continu le peuple de Dieu». Elle est fécondée par la lumière qui traverse la rosace depuis des siècles. A Strasbourg, le soleil rythme le temps de manière spectaculaire et, à chaque équinoxe, un rayon vert frappe le Christ de la chaire.Ingénieur-géomètre, Maurice Rosart vit à Vendenheim (Alsace) et s'intéresse depuis plus de trente ans aux secrets des cathédrales.

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http://knol.google.com/k/maurice-rosart/symbolique-des-cathédrales/2k4efcp2newnj/11#

http://knol.google.com/k/symbolique-des-labyrinthes-de-cathédrales#

 

- Nombre de ces cathédrales sont des “Notre-Dame” et certaines de ces “Notre-Dame” comportent ou ont comportés dans leur nef la représentation d'un labyrinthe qui sert ou a servi aux fidèles qui y cheminaient pour “rencontrer” la divinité, la vérité (la leur ou celle prônée par l'Eglise) en s'approchant au plus près du centre de ce symbole…

- Ces “labyrinthes” ont été parfois nommés “chemin de Jérusalem” en référence à ces croisés qui, de retour de leur pélerinage à Jérusalem, racontaient qu'il avait trouvé, lors de ce périple, de quoi alimenter définitivement leur foi….

 

Je démontre, dans cette première intervention, que ce n'est pas à Jérusalem que les croisés ont trouvé  le symbole du labyrinthe, ni même l'idée de la cathédrale qui l'abrite, que ce n'est pas là que ces croisés ont trouvé l'inspiration qui allait faire que furent construites , loin de Jerusalem, des cathédrales pourvues de labyrinthes afin que ceux qui ne pouvaient s'y rendre trouve tout de même le message éternel et si fort.

 Je démontre que, lors de leur pélerinage en Terre Sainte, ils faisaient escale en Crète, à Gortyne (ou plutôt sur les ruines de Gortyne) parce que, depuis bien longtemps avant les croisades, on y avait situé le labyrinthe mythologique , on y honorait la femme (par opposition aux romains mithraïstes qui honoraient l'homme) et on y avait construit la première cathédrale de la chrétienté…

 Je démontre que c'est en Crète, par le biais de leur cheminement dans ce “labyrinthe” que j'ai parcouru des dizaines de fois, que ces croisés ou autres visiteurs ont “rencontré” cette Force Supérieure qui les a habités et nous habite tous…

 

J'en arrête là pour cet article… en le complètant toutefois par une carte de Gortyne et ses environs pour que vous puissiez visualiser tout cela… et, qui sait, préparer un prochain voyage dans cette fabuleuse Messara…. où je pourrai éventuellement vous guider…

Je vous donne aussi un lien qui vous en dira beaucoup sur cette Crète fabuleuse et sur cette Messara si riche en trésors de tous genres… (ce lien ne fonctionne pas toujours correctement… toutes mes excuses… et soyez patients … “SIGA, SIGA…” comme on dit ici !).

http://origines1.chez-alice.fr/labyrinthe/index.doc 

Bonne lecture et à bientôt….

Michel FOURNIER

 

Un autre lien ….. qui vous présentera tout cela de manière plus sobre avec des documents irréfutables…

http://knol.google.com/k/michel-fournier/le-labyrinthe-du-minotaure-à-dieu/fr8ig8b3sz7l/7#edit

 

carte01.jpg

cliquer sur la carte pour l'agrandir




LA source du mystère ? !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Cr%C3%A8te

 

BONJOUR,

Qu'est donc le labyrinthe de la mythologie ?…

où peut-il bien être ?.. (s'il peut être situé quelque part)….

et quel sens peut-on donner à ce mythe ?

 Les cathédrales, souvent “Notre-Dame”, appelées autrefois “métropoles“,  comportent parfois des labyrinthes et celle de REIMS vient d'inaugurer son “nouveau” labyrinthe…. pourquoi les bâtisseurs de ces cathédrales ont-ils installé ces symboles dans ces “métropoles” ?

Quel peut donc être le lien entre le labyrinthe mythologique et les labyrinthes des cathédrales ?

 

 Commençons donc notre voyage labyrinthique… en quête du labyrinthe mythologique…. et de tout ce qui peut en découler….

Laissons de côté une Antiquité où les écrits sont rares et peu fiables quant à leur datation….

 

En 1412, un moine florentin, Christophoro BUONDELMONDI, se rend en Crète pour étudier cette île qui recèle tant de mystères ….. où rêve et réalité se confondent…. sans doute est-il déjà largement incité à s'y rendre en raison de récits dont il a eu connaissance….

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cristoforo_Buondelmonti

 En 1417 , il écrit “Descriptio insulae Cretae (Description de l'île de Crète).

Dans cet ouvrage, on trouve ce plan :

En 1422, il décrit ainsi le “labyrinthe de Gortyne“, en latin bien sûr…

buondelmondilabyrinthetextelatin.jpg

 

A la lumière des constatations actuelles, il s'agit bien là du “Labyrinthe de Gortyne” …. voir www.labyrinthos.ch … ce qui signifie que, à l'évidence, à ce moment, on a visité ce “labyrinthe” et on affirme qu'il s'agit du “labyrinthe de Crète“….

A partir de ce moment, nombre de croisés en chemin pour Jérusalem, en pélerinage, feront halte en Crète pour aller visiter ce “labyrinthe”…. (et avant, quand rien n'était encore écrit, que se passait-il puisque les croisades ont commencé bien avant cela ? )

Qui sait s'ils n'ont pas ramené avec eux le souvenir de ce qu'ils avaient vécu dans ce lieu, dans le contexte spirituel de leur voyage, pour en faire un “chemin de Jérusalem” destiné à être en contact avec la divinité…. souvenir qu'ils ont ensuite inscrit dans diverses cathédrales….  et qui vient d'être “ressuscité” à REIMS le 19 septembre 2009 ?

 

Qui sait surtout si, avant Buondelmondi, ce “labyrinthe” n'était pas déjà connu, ORALEMENT, qui sait si ses “vertus” particulières (dont je parlerai plus tard), dans l'environnement où il se situe (plaine de Messara avec Mitropolis, Europe, les Moires, Phaestos, Gortyne, Kali Limenes, Komos, Aghi Triada, le Psiloritis, etc… etc………) ne l'avaient déjà fait connaître et que les bâtisseurs de cathédrales, transmetteurs dans la pierre de messages capitaux, n'avaient pas eu l'”idée” de placer dans des “Notre-Dame” un message “subliminal” qui permet à l'humain le retour aux sources, retour aux sources plus nécessaire que jamais en 2009 ?

Et ceci d'autant plus que cette ville de Gortyne était une ville démesurée d'environ 10 kilomètres de diamètre, entourée de murailles comme son nom l'indique (les archéologues évaluent sa population entre 100 000 et 300 000 personnes), telle que l'on peut encore y trouver 4 théâtres, un hippodrome, un centre urbain important - le Praetorium- des temples , l'un dédié à Apollon, un autre dédié aux divinités égyptiennes, les premières traces du christianisme, une basilique St TITE (nommée aussi “métropole“), le texte du premier code civil européen, le platane au pied duquel Zeus féconda Europe, des vestiges étrusques, égyptiens, romains, doriens, etc… etc….).

Nous n'en avons bien sûr pas de photo de ce qu'était cette Gortyne (et avant “Larissa”) , mais un voyageur français botaniste, François-Joseph  Pitton de Tournefort qui alla dans la labyrinthe et raconta son aventure (je vous laisse le soin d'aller la lire en utilisant internet…)…., eut l'excellente idée de faire, en 1699, un dessin très fiable représentant une part infime des vestiges de Gortyne….

Cela donne une toute petite idée de ce que pouvait être cette gigantesque cité, il y a 2000 ans et plus…. cité qui disposait de deux ports au moins : Komos , près de Phaestos, et Lentas, face à l'Egypte, où on raconte que Cléopâtre aimait rencontrer César (?).

gortynetournefort.jpg

Mais, dites-moi, je CROIS “savoir” quelque chose ……. Innocent

Un certain Saül de Tarse, devenu plus tard Saint Paul, réputé être le “fondateur du christianisme“, serait à l'origine de l'essence du dogme chrétien…. qui,  quelque part, s'apparente à une certaine forme de mythologie ….

Ce Saül de Tarse devenu Saint Paul, s'est retrouvé en difficultés avec les juifs dont il fut un juge inquisiteur, avec les romains qui décidèrent de l'amener à Rome (il fit escale en Crète, alors, à “Kali Limenes” - ” Bons Ports”, situé à une vingtaine de kilomètres de Gortyne ), Rome d'où il envoya une “EPITRE” à son compagnon de toujours, un certain TITE  ( à lire très attentivement car ce texte est riche d'informations quand on sait que, toujours et encore aujourd'hui, c'est  ce texte qui prévaut dans la vie des crétois  http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89p%C3%AEtre_%C3%A0_Tite  et que ce texte a été FONDATEUR d'une “idéologie” encore présente dans le monde entier )….. crétois, honoré à Agii Deka (commune de Gortyne) comme “enfant du pays“….. qui , de ce fait, ne pouvait ignorer l'existence de ce “labyrinthe” dont il avait pu, sans doute, parler à St Paul comme moyen de communiquer avec la “Force Supérieure” (” Anotera Dynami” , en grec )….

D'ailleurs, la preuve est facile à fournir que Tite pouvait très bien connaitre cette histoire de labyrinthe crétois…. lui qui était crétois…. puisque les pièces de monnaie anciennes comportaient le dessin de labyrinthes, avec la mention “Knossos” qui, à cette époque, désignait la CRETE ENTIERE et non le site aujourd'hui connu de Knossos !

http://www.crocodilus.org/graphes/labyrinthes.htm

labyrinthe : avers d'un statère frappé en Crète (300-280 avant J.C.)

 

Mais, bon sang, mais c'est bien sûr ! ……

Tite a enseigné à Paul les “arcanes” de la mythologie crétoise que Paul a adaptées à celles de la nouvelle religion qu'il voulait créer….

Dans ces arcanes se trouve le mystère du “labyrinthe”, non pas du lieu en lui-même, mais du MYTHE et tout ce qu'il révèle à l'homme sur LUI-MÊME (”révélation”, en grec, se dit “apokalypsis”… Thalès de Milet, un des sept Sages de l'Antiquité, nous a laissé ce message : “Connais toi toi-même ! “), c'est-à-dire que, pour s'élever à la divinité à laquelle il aspire, l'homme doit TUER sa part d'animalité symbolisée par le Minotaure…. enfant monstre issu des amours “honteux” d'une femme avec un taureau, avec la complicité d'un “savant” pervers…. un certain Dédale !

Ainsi le “labyrinthe” est-il présent dans le chritianisme…. dans les “Notre-Dame”…. ces “dames” qui , parfois, sont des “vierges”… mais qui, parfois, sont des “Lilith”….. pour tenter de mener l'homme à sa divinité en refusant tout compromis avec le “mauvais” symbolisé par l'animal et ses “bas-instincts”…

Ce siècle sera spirituel où il ne sera pas !

 

Mais revenons à l'HISTOIRE……

Extrait du “Journal des paroisses” - REIMS et son agglomération - n° 191 - septembre. octobre. novembre 2009 …. à l'occasion de l'inauguration du “nouveau” labyrinthe de la cathédrale de REIMS….

entetelejournaldesparoisses.jpg

20090900labyrinthe2.jpg

 

Retournons en Crète, il y a plusieurs siècles…..

http://www.clio.fr/CHRONOLOGIE/chronologie_crete_entre_byzance_l_islam_et_venise.asp

XVe-XVIe siècles : De nombreux humanistes s’intéressent à la Crète. Cristoforo Buondelmonti, un prêtre de Florence, vient dans les années 1410 chercher la sépulture de Jupiter au pied du mont Iouktas. En 1577, Francesco Barozzi, de Rethymnon, essaie de faire correspondre quelques-uns des 1 100 villages de Crète au catalogue reconstitué des cent villes antiques d’Homère. D’autres encore, véritables précurseurs de l’archéologie future, cherchent le labyrinthe à Ampelouzos, près de Gortyne.

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/quand_les_premiers_archeologues_decouvrirent_la_grece.asp

Cristoforo Buondelmonti, un moine florentin qui avait séjourné plusieurs années à Rhodes, eut le premier la curiosité de visiter les îles de l'égée. La description qu'il en fit dans le Liber insularum archipelagi inaugure la tradition des récits de voyage s'intéressant à la géographie et aux antiquités ; elle est agrémentée de la première tentative de cartographie historique appliquée à la Grèce.

Où cela mène-t-il, concrètement ?

Regardez dans le détail cette carte ancienne……

 ……..qui est présentée ainsi sur Google (cliquer sur le lien ci-dessous… et agrandir la carte) :

http://68.178.150.41/htdocs/zoom/21790.htm

Crete
Muenster, Sebastian
Das Sechste Buch. - Von der Insel Creta.

Basel, Henricus Petri. 1628 [7,8 x 15,45 cm]
Woodcut, hand colored in wash. Decorative hand colored woodcut map showing a view of Crete, published in a German text edition of the 'Cosmographia' by Sebastian Muenster.

 

Qui est Sebastian Münster ?

Voici ce que l'on peut lire sur lui sur Wikipedia…. :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sebastian_M%C3%BCnster 

Sebastian Münster (né en 1488 à Ingelheim, mort en 1552 à Bâle) était un savant humaniste originaire du sud de l'Allemagne. Il fut l'auteur de la Cosmographia Universalis. Münster était un érudit polyvalent : cartographe, historien, astronome, mathématicien et professeur d'hébreu.

La Cosmographia Universalis de Münster fut l'un des ouvrages les plus lus au XVIe siècle et on peut vraisemblablement lui attribuer la seconde place en termes de popularité après la Bible.

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                                      Surprise               

Vous avez bien lu : au XVIème siècle, la “Cosmographia Universalis” est tellement lue qu'elle est une référence comparable à celle de la BIBLE dans des domaines théoriquement “non-religieux”…. mais ces domaines n'ont-ils pas, au fond, quelque chose à voir avec le religieux puisque l'un et l'autre s'”inter-alimentent” ?

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 Si vous lisez ce qui est écrit  en bas et au centre de la carte de la Crète dessinée dans “De la Cosmographie“, vous lisez “Hic supra est labyrinthus” ( “Ici au-dessus est le labyrinthe” ) et vous en voyez le dessin sur la carte, près de  l'emplacement de Gortyne…

En bas à gauche est un dessin de labyrinthe ( du même modèle que celui représenté près de l'emplacement de Gortyne sur la carte) et, en face, on peut lire que le “Labyrinthe” est situé près de la ville de Gortyne….. le texte est en lettres gothiques et en allemand…..

 ”De la Cosmographie” fut imprimée en 1544 à Bâle pour la première fois et il y eut ensuite d'autres “versions”… 

http://www.smg-ingelheim.de/schulpage/sebastian_muenster_namenspatron/titel_1_buch.htm

 

Dans une traduction française de l'ouvrage “De la Cosmographie” de Sebastian Münster, en page 1066, on peut lire :

munster1065.jpg

munster1066.jpg

mnstercosmographielabyrinthe.jpg

 

Après de la cité de Cortine (près de la cité de Gortyne…) il y a eu labyrinthe, dont les merques (marques) restent encore. C'a este un ouvrage de respect (c'est un ouvrage de respect). Toutesfois le labyrinthe d'Egypte a été le plus grand et le plus merveilleux qui sortit jamais d'esprit humain. Dedalus qui en fit un en Crète print (prit) le patron sur celuy la (celui-là), prenant seulement la centième partie du labyrinthe d'Egypte. Mais ca est (c'est) le plus beau en parois entrelacéees. Plyne écrit que c'est une folie enragée, de cercher (chercher) gloire avec si grands frais en chose qui n'est en rien profitable. D'avantage qu'ils ont fasché (fâché) le royaume et les forces, et toutefois la plus grande louange en estoit (était) à l'ouvrier. Il y avait une montagne fossoyée et cauee (cavée) de toutes parts. On y entrait seulement par un chemin bien estroist (étroit). Un conducteur scauant (savant) précédait avec une ficelle ardente, montrant par les ténèbres un enveloppement d'ont  (dont) il n'était possible de se retirer.”

 Pour en savoir plus sur Sebastian Münster … 

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Sebastian_M%C3%BCnster

http://www.phil.uni-passau.de/histhw/stadtgeschichte/francais/Muenster.html

 

 

Le Labyrinthe mythologique apparaît donc, sur cette carte qui réflète l'état des connaissances de cette époque,  situé dans la vallée de la Messara…. et c'est loin d'être la seule carte qui l'indique

Regardez sur ce site toutes les cartes de la Crète… olim (ou) Candia… et réciproquement… et localisez le Labyrinthe !!!!!

http://www.bergbook.com/htdocs/Cache525.htm

 La carte  présentée au début de cette intervention date de 1628….. et elle n'est pas la première ni la seule à indiquer ceci…

Continuons……

Voici un plan qui date de 1821 …. il n'y a aucun doute possible étant donné les études actuelles menées sur le “Labyrinthe de Gortyne”  ( www.labyrinthos.ch )….  il s'agit BEL et BIEN du même site ….

Plan de Sieber établi en 1821

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Je résume :

- en 1412 et 1415, un moine florentin visite la Crète,  parcourt  ce qui sera appelé “Labyrinthus“, en dresse un plan publié en 1417 et en fait une description en latin …. mais rien ne nous interdit de penser, bien au contraire, que tout ceci était connu avant que d'être ECRIT .

- en 1544, un savant humaniste, érudit polyvalent, décrit la Crète dans un ouvrage qui fera référence pour des siècles et situe le “labyrinthe” près de Gortyne…. où se trouve la première  (”métropole”, à Mitropolis) de la chrétienté.

- des cartes, des récits, des plans feront alors PRESQUE toujours allusion à ce “labyrinthe” comme étant le labyrinthe de Crète…. et on voit se construire des cahédrales dont certaines pourvues de labyrinthes.

Jusqu'à la publication de “conclusions“ de Sir Arthur Evans qui , en 1900, fixent le labyrinthe mythologique à Knossos, il en sera toujours ainsi et, même lorsqu'il est parfois indiqué dans des textes ”Labyrinthe de Knossos”, il n'est pas sûr que le “Knossos” ainsi mentionné soit le Knossos que nous appelons “Knossos” aujourd'hui… puisque divers écrits situent “Knossos” près de ce labyrinthe….

Que cela peut-il donc signifier ?

Quel “mystère” ceci recouvre-t-il ?

Comment nous y retrouver dans ce “labyrinthe” des connaissances affirmées mais jamais vérifiées, ni véritablement vérifiables ?

Dans ce blog, je vais tenter de vous exposer ma propre démarche qui vient d'aboutir….  et dont je puis vous donner, à votre demande, les conclusions …. qui sont particulièrement troublantes et “instructives” pour et sur l'humain que je suis et l'humain que vous êtes…. donc sur l'humanité qui nous entoure et que nous composons… en conformité avec cette parole si lourde de sens de Thalès de Milet, parole qui devrait être celle entendue et mise en oeuvre par chacun :

Connais toi toi-même ! “

  ( http://www.asmp.fr/travaux/gpw/philosc/rapport3/12lazorthes.pdf )

Michel FOURNIER

29 septembre 2009 ……. 29/09/2009….

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PS :  Sébastian Münster , mort à Bâle est en quelque sorte  à l'origine de cette histoire…. et le mot “Münster“, en allemand, signifie “cathédrale“, ces fameuses cathédrales , dont celle de REIMS d'où je suis originaire, qui comportaient des labyrinthes ( ce 19 septembre 2009, la cathédrale de REIMS vient d'inaugurer son nouveau labyrinthe  ! )

  http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/356432/

Thomas Waldmann qui fait depuis des années un remarquable travail de prospection sur le “Labyrinthe de Gortyne” ( www.labyrinthos.ch) réside à Bâle , là où est mort Sebastian Münster !!

Des interventions récentes…

Un évènement grave et qui eut droit à la première page de journaux crétois et grecs a été révélé par la presse au mois de juillet 2009.

Une équipe fortement outillée a travaillé dans le labyrinthe il y a quelques mois, dans la partie proche de la Salle Trapeza qui comporte des inscriptions toutes authentifiées dont certaines vieilles de plusieurs siècles…

Avisé bien avant cela, grâce à une visite dans le labyrinthe en mars 2009,  de l'action particulièrement dommageable entreprise par cette équipe de fouilles clandestines lourdement équipée,  j'avais adressé des courriers pressants aux autorités les plus directement concernées… à savoir l'UNESCO, la Commission Européenne, Monsieur le Premier Ministre de Grèce, Monsieur le Ministre de la Culture de Grèce…

 

karamanlislabyinthe.doc 

lettreunesco.doc

labryrintheministreculture.doc

 

La presse locale (le journal “Antilalos tis Messaras” - “L'écho de la Messara”) a évoqué à ce jour dans deux de ses numéros (28 juillet et 4 août 2009) ces actions, car ce journal, depuis 1999 au moins, cherche a obtenir lui aussi la reconnaissance du labyrinthe ou, pour le moins, sa protection…

antilalos1999bis.jpg

 

A ce jour, réponse de la Commission Européenne….

commeurop.jpg

 

réponses  de l'UNESCO ……

 rponseunesco.jpg

 

2mecourrierunesco.jpg

 

 A ce jour, AUCUNE REPONSE de Monsieur le Premier Ministre grec, de Monsieur le Ministre de la Culture grec…..

NOUVEAUX EVENEMENTS

 

Monsieur PAPANDREOU a été élu Premier Ministre le dimanche 4 octobre 2009.

Le mardi 6 octobre, je me suis permis de lui adresser ce courrier avec la conviction que, cette fois, j'aurai une réponse….

flicitationsmrpapandreou.doc 

Lettre adressée le 8 octobre 2009 à Monsieur Pavlos GEROULANOS, nouveau Ministre de la Culture dans le nouveau gouvernement grec de Monsieur PAPANDREOU

  minsitredelaculturepasok.doc

 

A SUIVRE………………..

Texte publié en 1997 dans la revue “KADATH” … (entre autres).

kadath.jpg

LE LABYRINTHE DE CRÈTE

Ce texte a été diffusé début 1997 par la revue “KADATH”.

Il est intéressant de le lire d'abord…. avant que de lire l'ensemble de ce blog qui commence par :

 ”Bonjour tout le monde“ 

http://mixalis.unblog.fr/2009/08/04/bonjour-tout-le-monde/

 et qui vous mènera, en remontant , jusqu'en août 2009 ! 

            En 1881, l'Américain Stillman parle, le premier, de “labyrinthe” devant les ruines du palais minoen de Knossos.

            Il est vrai que le “dédale” des salles et des couloirs pouvait évoquer ce lieu mythique.

            C'est Minos KALOKAIRINOS, un Crétois d'Héraklion, qui avait exhumé, entre 1878 et 1879, ces imposants vestiges; mais c'est un industriel britannique, Arthur Evans, qui sera consacré en 1900 par la postérité en décrétant que Knossos est le siège du Labyrinthe de la Mythologie.

            L'affirmation de Sir Evans prend appui, outre l'aspect architectural très complexe du palais, sur 3 autres faits:

            1) certains écrits antiques dont ceux d'Homère font allusion à une aire de danse aménagée avec art par Dédale à Knossos. Sur cette aire de danse se déroulait une “danse du Labyrinthe” comme il en existait à Délos.

            2) des pièces de monnaie du V ème siècle comportent le dessin de labyrinthes simplifiés, de formes différentes, avec la mention “KNOSION”.

            3) quelques auteurs avaient aussi évoqué avant lui l'éventualité que Knossos soit l'emplacement du Labyrinthe.  (Note de l'auteur : depuis 1997, il est apparu que le Knossos antique pouvait ne pas être situé où a été localisé “Knossos” par Sir Evans)

            Or, avant que cette affirmation péremptoire ne fut faite au début de notre XX ème siècle, le Labyrinthe de la Mythologie n'avait jamais été situé de manière formelle à Knossos, mais en revanche plutôt à GORTYNE. Les allusions au labyrinthe de Knossos ne concernaient, en fait, que la reconstitution commémorative bâtie par Dédale ou étaient le résultat d'interprétations hasardeuses.

            Tout était clair, ET dans les textes anciens, ET dans l'esprit et la mémoire extraordinairement fidèle des Crétois, ET dans les diverses communications antérieures à celles d’Evans. C'était à Gortyne, et là seulement, qu'était localisé le labyrinthe mythologique auquel est étroitement liée la légende du Minotaure, tué par Thésée avec l'aide d'Ariane, elle-même au moins demi‑soeur du Minotaure puisque issue de la même mère, Pasiphaé, native d'Axos tout proche et épouse d'un des rois Minos (”Minos” est un titre royal, comme le sont Pharaon ou César.)

            Des personnalités éminentes se sont livrées récemment à des études très poussées et particulièrement bien documentée sur le sujet précis de la situation géographique du Labyrinthe. Ces études dont la dernière date de 1986, font le point sur le problème d'une manière remarquable: elles s'appuient toutes deux d'une part sur une étude et une vérification de tous les textes, anciens ou non, recensés à ce jour, se rapportant ou faisant allusion au sujet, d'autre part sur des démarches “in loco”, avec visites des lieux et échanges avec les autochtones.

            J'ai moi-même procédé, par précaution en raison de certaines divergences entre les affirmations de ces personnalités, à une vérification supplémentaire de ces analyses, et ce de manière systématique. Les deux personnalités auxquelles je fais allusion sont:

            M. Paul FAURE, archéologue français, professeur de l'Université, citoyen d'honneur de la ville d'Héraklion, auteur d'ouvrages traduits en plusieurs langues et dont certains furent couronnés par l'Académie Française.

            Certaines de ses oeuvres permettent de cerner au mieux le problème de l'emplacement du Labyrinthe; ce sont notamment :

            ‑ 1963: communication dans les “KRITIKA KRONIKA” (Chroniques Crétoises) intitulée « A la recherche du vrai Labyrinthe de Crète. »

            ‑ 1964: “Fonction des cavernes crétoises”, thèse de Doctorat d'Etat (Ed. de Boccard).

            ‑ 1986; “Ulysse le Crétois” (Fayard. 2 ème édition).

            ‑ 1987: “La vie quotidienne au temps de Minos” (Hachette. 2 ème édition).

            Mme Anna PETROCHILOU, spéléologue et archéologue, Présidente de la Société Spéléologique de Grèce dont elle est co‑fondatrice. Elle a visité plus de mille grottes en Grèce, en Europe et en Amérique. Elle n'a cessé de publier articles et études dans de multiples revues ou encyclopédies et est une autorité incontestable dans les domaines spéléologiques, touristiques, écologiques, …

            Elle aussi s'est intéressée au Labyrinthe, au titre de citoyenne grecque et de spéléologue. Elle a ainsi fait 2 publications sur le sujet:

            ‑ 1984: dans son ouvrage “Les grottes de Grèce” (EKDOTIKE ATHENON), elle mentionne le Labyrinthe de Gortyne en l'assimilant au Labyrinthe de la Mythologie (p 156.157).

            ‑ 1986: au 6 ème Congrès d'Etudes crétoises de La Canée et au 9 ème Congrès International de Spéléologie de Barcelone, elle faisait une double communication scientifique à propos du Labyrinthe de Gortyne.

            En décembre 1993 où j'eus le plaisir de la rencontrer à Athènes, elle me fit part de son intime conviction que le Labyrinthe de la Mythologie ne pouvait être que celui de Gortyne.

LES ETUDES DE M. PAUL FAURE

            Il est à noter, avant toute autre chose, que ces études ont été publiées dans les années soixante. M. FAURE avait alors effectué de nombreux séjours en Crète, multipliant les investigations et les rencontres sur le terrain.

            Cette précision chronologique est particulièrement importante. En effet, à cette époque, l'entrée du Labyrinthe de Gortyne était condamnée (elle l'est encore aujourd'hui, en théorie), si bien que M. FAURE n'a pu visiter le réseau de galeries. Il faut dire que le Labyrinthe avait été utilisé pendant la 2 ème Guerre Mondiale par les Allemands qui en avait fait un important dépôt de munitions; ils avaient abandonné ce dépôt à la fin de la guerre avec ce qu'il contenait et plusieurs explosions en avaient résulté, dont une mortelle pour 4 personnes.

            En raison de cette impossibilité de visite, M. FAURE n'a pu apprécier dans sa réalité l'étendue de la grotte (cf. ANNEXE 1b). Sans doute a‑t‑il craint les exagérations fantasmatiques qu'il avait pu constater en d'autres circonstances. Mes contacts avec lui lui ont fait reconsidérer sa position quant à la mesure du Labyrinthe sans qu'il renonçât toutefois à son hypothèse d'implantation du Labyrinthe à Skotinou (courrier ci‑dessous du 15/03/94 - à la disposition de qui le souhaite)

            Dans ses études, M. Paul FAURE établit de manière formelle et incontestable que :

             l) Le labyrinthe ne peut être, en aucun cas, le palais du roi Minos: les bâtiments royaux de Knossos ne peuvent être le Labyrinthe.

            2) Le Labyrinthe est la demeure du Minotaure, construite ou aménagée pour enfermer et isoler le fils de Pasiphaé.

            3) Les coutumes de l'époque rejetaient, en effet, loin de la vue du chef de famille, les créatures difformes et les enfants maudits. (cf. ANNEXE I a). 

            4) De nombreuses et convergentes études montrent que le mot “labyrinthe” désigne essentiellement un ensemble de galeries plus ou moins taillées dans la pierre (cf. ANNEXE II).

            5) Le Minotaure, humain avec une tête de taureau, parfois représenté entre 2 panthères, présente de grandes analogies avec Dionysos.

            6) On parle toujours DU Labyrinthe de Crète au singulier, ce qui laisse à penser qu'il n'en existe qu'un ayant emprisonné le Minotaure.

            7) Il y a, depuis l'Antiquité, ambivalence ou confusion entre le Labyrinthe de Gortyne et celui situé dans la région de Knossos: on a prétendu que le Labyrinthe avait disparu par destruction humaine ou naturelle ET, jusqu'à nos jours, on maintient l'existence d'un labyrinthe qui existerait encore.

            8) Depuis Homère et jusqu'au II ème siècle, une demi‑douzaine de témoignages situent le labyrinthe prés de l'ancien palais de Minos, vers Knossos et non vers Gortyne. Il est à noter que si Homère a décrit l'aire de la Danse du Labyrinthe édifiée par Dédale au palais de Knossos, il n'a jamais été précisé pour autant que le Labyrinthe était à Knossos. J'en veux pour preuve l'hypothèse émise en 1964 par M. FAURE lui-même puisqu'il situera le Labyrinthe à 20 km à l'Est de Knossos. Gortyne n'est jamais qu'à 40 km au Sud.

            9) Des pièces de monnaie du V ème siècle représentent des formes labyrinthiques et portent la mention “KNOSION” (cf. ANNEXE IIIb).

L'HYPOTHÈSE EMISE PAR M. PAUL FAURE :

            Pour toutes les raisons précédemment évoquées (et quelques autres), M. FAURE situe le “vrai” labyrinthe de Crète dans la grotte d'Aghia Paraskevi, à Skotinou (20 km à l'Est de Knossos)  (Note de l'auteur : ”skotino”, en grec, signifie “sombre, obscur” ).

            Cette grotte présente les caractéristiques suivantes:

            ‑ Pénétration voisine de 160 m.

            ‑ Dénivellation de 55 m.

            ‑ Largeur maximale de 63 m et hauteur maximale, sur les 4 étages que comporte la grotte, de 25 m.

            ‑ Des concrétions, à l'intérieur des salles, rappellent des formes humaines améliorées, de toute évidence, par l'homme. Il existe même un bloc de travertin qui a la forme d'un quadrupède et qui peut évoquer le Minotaure.

            ‑ Des fouilles ont permis de découvrir des offrandes au pied de ces idoles de pierre. Certaines de ces offrandes datent d'époques très lointaines.

            ‑ Certains passages de la grotte présentent des difficultés pour la progression; il est parfois malaisé de se repérer car certaines galeries au 2 ème et 3 ème étage se terminent en cul‑de‑sac.

            Il convient de formuler quelques remarques:

            ‑ La grotte de Skotinou est de dimensions petites comparées à celles du Labyrinthe de Gortyne.

            ‑ Si des textes anciens situent effectivement parfois le Labyrinthe dans la région de Knossos, les auteurs de ces textes ne sont pas tous des témoins fiables, loin s'en faut même pour certains qui n'ont quelquefois fait que reprendre des interprétations déjà hasardeuses.

            ‑ L'imagination populaire, en Crète et ailleurs, a fantasmé sur des légendes, des mythes, notamment dans les lieux souterrains et obscurs. Les formes bizarres des concrétions vues, de plus, à la lueur vacillante des torches, ont servi de supports permanents à ces fantasmagories et la main de l'homme a souvent amplifié les ressemblances. Rien d'étonnant donc au fait que M. FAURE ait trouvé, dans une grotte où ont lieu, par ailleurs, des festivités populaires annuelles encore de nos jours, des “statues” provenant de concrétions remodelées par l'homme après avoir été élaborées par la nature. Les offrandes retrouvées au pied de ces idoles grossières ne sont que l'illustration de ces pratiques de dévotion populaire. C'est le même phénomène qui a provoqué la profusion des représentations labyrinthiques, en Grèce et hors de Grèce, en Egypte et dans l'Europe médiévale par exemple, de Hampton Court à la cathédrale de Chartres.

LES ETUDES DE MME PETROCHILOU

            Bien plus pragmatiques que celles de M. FAURE, les enquêtes de Mme Anna PETROCHILOU qui a, de surcroît, l'avantage d'être Grecque, ont comme caractéristiques de se référer autant aux écrits qu'au terrain, en privilégiant les rapports directs.

            En 1984, avec les éléments alors en sa possession (archives, transmission orale, études précédentes, récits journalistiques, …), Mme PETROCHILOU avait rédigé une description du Labyrinthe de Gortyne où elle situait exactement et explicitement la légende du Minotaure (cf ANNEXE IV).

            En 1985, elle passa 20 jours à Kastelli, village voisin du Labyrinthe. Elle y rencontra de nombreuses personnes qui détenaient des informations capitales sur le Labyrinthe, étudia de manière scientifique la topographie du réseau de galeries et dressa un plan de l'ensemble avec la rigueur et la précision qu'on lui connaît, Ce plan ne fera l'objet que de publications “confidentielles” en 1986 lors de Congrès à Barcelone et à La Canée.

            Dans ses divers textes, Mme PETROCHILOU établit d'une manière formelle:

1) La longueur du Labyrinthe de Gortyne: 2,470 km. Suite à mes constations sur place dont je lui ai fait part, elle admet tout à fait que cette longueur. puisse être sous‑estimée en raison de l'énorme quantité de gravats et décombres accumulée dans les galeries. Ces gravats montant parfois jusqu'aux plafonds peuvent parfaitement masquer les départs d'autres galeries qui m'ont été par ailleurs signalées par divers témoins oculaires.

             2) La superficie de l'ensemble du réseau qui s'étend, au moins  (cf la remarque précédente), sur 8900 m²

            3) La nature de la grotte qui est essentiellement naturelle, même si certains secteurs ont pu être utilisés pour l'extraction de blocs de pierre pour la construction de villes minoennes. En effet, le réseau comporte de longs et étroits couloirs sinueux reliant entre elles des salles sculptées. Ce genre de configuration exclut l'hypothèse que le Labyrinthe ait été une carrière de pierres, au moins dans ses parties profondes. (Note de l'auteur : des examens approfondis ont fini depuis par montrer que même ces parties profondes avaient été “carrières”. Mais ces secteurs sont ensuite devenus un réseau de couloirs… où l'on peut même parfois retrouver les traces des “véhicules” qui transportaient les pierres….)

            4) L'emplacement de l'entrée qui se trouve à flanc de colline, à une altitude de 220 m. Ce sont les Allemands qui ont construit la route empierrée qui y conduit ; ceci aussi contredit l'hypothèse de la carrière de pierres puisqu'il aurait été impossible de transporter les blocs extraits jusqu'à la plaine de la Messara. (Note de l'auteur : ceci peut aujourd'hui se discuter car des dessins datant des années 1850 montrent, devant l'entrée historique, un “plateau” qui n'existe plus de nos jours….)

            Mme PETROCHILOU donne une bibliographie très détaillée et très complète (cf ANNEXE VI ) où il apparaît, outre des descriptions du site dont certaines assez anciennes, que le “labyrinthe” de Knossos est souvent différencié de celui de Gortyne, ce dernier étant plutôt considéré comme la résidence permanente du Minotaure.

            Mme PETROCHILOU, même si elle manifeste une prudence justifiée quant à I'identification formelle du Labyrinthe de Gortyne comme Labyrinthe Mythologique, a l'intime conviction que c'est à Gortyne que Thésée tua Minotaure.

            Elle a eu l'occasion de connaître les travaux de M. Paul FAURE puisqu'ils ont même collaboré à la mise en valeur du patrimoine spéléologique grec par leurs investigations et publications communes. Mais ceci n'a pas altéré sa conviction que mes propres études m'amènent à partager désormais.

MES ENQUÊTES PERSONNELLES

            J'ai entendu parler du Labyrinthe de Gortyne d'une manière tout à fait fortuite en 1993. J'étais à Aghious Deka, un soir. A ma question de savoir d'où pouvait venir une chauve-souris qui me survolait, un ami me répondit: “Du Labyrinthe”, et ce d'une manière absolument naturelle.

            Il était Crétois et pour lui, ceci n'avait rien d'extraordinaire alors que ma “culture” m'avait seulement permis de concevoir l'existence du Labyrinthe à Knossos, comme l'avait affirmé Sir Arthur Evans et bien d'autres après lui. A plusieurs reprises même, j'avais visité le site de Knossos, souvent sceptique, certes, mais…

            Depuis lors, je n'ai eu de cesse de trouver tous les éléments qui me permettraient de me faire une opinion personnelle sur la question. Ce que je fus ainsi amené à découvrir m'a incité à faire cette communication pour attirer l'attention de spécialistes bien plus compétents que moi afin que le point fut fait sur ce problème et que d'éventuelles mesures de prospection, de protection, etc. . . soient prises.

            Mes enquêtes m'ont amené à reprendre les investigations de ces deux personnalités. J'ai pris contact avec M. FAURE et Mme PETROCHILOU qui m'ont très aimablement livré toutes leurs sources. J'ai contacté d'autres “spécialistes”, ai contacté différents organismes ou individus qui, à divers titres, avaient eu à connaître de ces histoires de labyrinthes.

            L'ensemble des résultats de cette analyse très importante m'amène à favoriser amplement, et même définitivement l'hypothèse de Mme PETROCHILOU, à savoir que le Labyrinthe de la Mythologie ne peut être que le Labyrinthe dit de Gortyne, appelé parfois de Crète ou de Roufas ou encore d'Ampelouzos. (Note de l'auteur : depuis cette date, d'autres éléments me permettent simplement de dire que le “Labyrinthe de Gortyne” est celui qui présente les caractéristiques les plus “proches” de celles que pourraient présenter le “labyrinthe” suggéré par le mythe… !)

            Les arguments qui plaident en faveur de cette hypothèse sont nombreux et parfois minces. Aussi me suis‑je contenté de sélectionner ceux qui me paraissent les plus probants. En d'autres termes, cela signifie que d'autres arguments existent encore et que “la porte reste ouverte” pour de plus amples recherches:

            1) Depuis l'Antiquité, il n'a jamais été question que d'UN SEUL Labyrinthe en Crète. Depuis I'Antiquité, seul le Labyrinthe de Gortyne s'est appelé “Labyrinthe” et il se nomme toujours ainsi actuellement, y compris sur les cartes mises à la disposition des touristes qui voyagent en Crète.

            2) L'entrée du Labyrinthe de Gortyne se trouve à 500 m du village de ROUFAS. “Roufas”, en grec, désigne “celui qui avale, qui gobe”. Le Minotaure?. . .

            3) L'Ida ou Psiloritis, montagne aux deux cornes, à ce titre symbole minoen évocateur du taureau s'il en est, est visible de Phaistos d'où l'on peut aussi voir le Labyrinthe.

            4) Les légendes locales transmises avec fidélité depuis la nuit des temps, à travers les générations de Crétois, font toutes état de diverses versions plus ou moins romancées où le Labyrinthe est constamment situé à Gortyne. Quelques versions parlent d'une issue qui déboucherait aux alentours de Knossos.

            5) De nos jours, et j'en ai fait l'expérience personnelle, les Crétois  ( de Messara ) se gaussent de l'affirmation d'Arthur EVANS et situent tous le Labyrinthe à Gortyne, et là seulement. Les anciens sont même très surpris qu'il puisse y avoir un doute quelconque sur son implantation.

            6) De nombreuses cartes vénitiennes ou flamandes (1640; De WITT, 1658: BLAEU) mentionnent le réseau de galeries avec un dessin de forme labyrinthique, en le nommant “Laberinttio”.

            Des reproductions fidèles de ces cartes sont aisées à trouver chez les bons libraires crétois. L'une est même visible dans le “Nelles Guide”de 1993 (p.29).(cf ANNEXE Vll)

            7) Entre 1415 et 1419, un prêtre florentin, Cristoforo BUONDELMONTI, assimile le Labyrinthe de Gortyne à celui de la Mythologie. A partir de ses récits, tous les pèlerins qui se rendaient en Terre Sainte allèrent visiter la “grande carrière où Thésée, parait‑il, avait tué le Minotaure, prés de Gortyne” (Paul FAURE)..

            8) De grands voyageurs italiens partagent largement ce point de vue, tels Léonardo Quérini de Venezia (XVe), Francesco Basilicata (1630).

            9) Divers scientifiques ont visité cette grotte, chacun apportant sa contribution à la recherche de la Vérité. Franz Wilheim SIEBER établira en 1810 une carte du Labyrinthe, avec des noms de sa propre invention, la plupart ayant été inspirés de la mythologie grecque ancienne et ayant une relation avec Thésée, Ariane et le Minotaure. La Société Spéléologique de Grèce a conservé et complété ces noms. Aucun de ces scientifiques, avant Evans, n'a mis en doute la réalité du Labyrinthe de Gortyne comme mythique.

            10) Je me suis rendu à plusieurs reprises dans le Labyrinthe, en 1994, malheureusement sans le plan de Mme PETROCHILOU dont j'ignorais alors les travaux. Je puis attester que, si quelqu'un veut tenter de prendre conscience de ce que peut être un labyrinthe, c'est bien là qu'il faut se rendre ! Le mot prend ici tout son sens.

            11) La région de la Messara où se situe Gortyne (”LARISSA” à l'époque minoenne - ce qui signifie “citadelle”, tout comme “gortys” - ) foisonne de vestiges minoens dont une infime partie seulement a été fouillée. Mais la concentration de ces vestiges, leur qualité et leur intérêt, leur cohérence aussi, font de ce lieu un endroit particulièrement propice à l'implantation de cette civilisation minoenne si mystérieuse et si attirante par ses légendes et ses mythes: le Labyrinthe avec son Minotaure y trouve “naturellement” sa place. D'ailleurs, sur le site même de Gortys, de l'autre côté de la petite rivière qui borde l'Odéon, il a existé une galerie longue d'une centaine de mètres, comblée au bulldozer par l'Ecole d'Agriculture voisine, et qui s'appelait “Labyrinthaki”.

            12) De nombreuses visites ou occupations irrespectueuses du passé ont détruit des traces anciennes intéressantes.

            On peut ainsi comprendre pourquoi une investigation menée par l'administration grecque a pu aboutir à considérer qu'aucun indice fiable n'existe pour affirmer que le Labyrinthe de Gortyne est le Labyrinthe mythologique.

            J'ai découvert, par exemple, que:

‑ des inscriptions du XlV ème siècle étaient autrefois visibles dans les galeries.

‑ les Allemands, lors de 1'”aménagement” des galeries, ont jeté à l'extérieur, sans autre forme de procès, des crânes humains qui étaient entassés dans 2 salles au fond de la grotte.  (Note de l'auteur : cette affirmation faite par un seul témoin n'a jamais été confirmée et elle doit donc être remise en question voire être annulée)

‑ en 1822, la population locale s'est réfugiée dans les galeries pour résister aux Turcs. En 1842, le plan très approximatif établi par l'instituteur de Thira, Antonios SIGALA fait même état de stalles aménagées pour les animaux à l'intérieur (cf. ANNEXE III a).  (plan à votre disposition sur demande)

 CONSTATS ET CONCLUSIONS

            Mes visites dans le Labyrinthe et mes différentes recherches m'ont amené à faire un certain nombre de constats alarmants:

            . Le Labyrinthe a subi de nombreuses transformations et destructions intempestives lors de la Seconde Guerre Mondiale. Les témoins oculaires de l'état antérieur des galeries sont petit à petit en train de disparaître.

            . Les phénomènes d'érosion sont importants pour ces roches tendres et la partie de la falaise qui surplombe l'entrée présente de sérieux risques d'effondrement.

            . Des munitions sont encore entreposées par endroits. Même si elles sont en relative faible quantité car les Crétois ont récupéré le métal des obus, même si elles sont stockées depuis 50 années maintenant, le risque actuel d'explosion n'est pas totalement à écarter. Est‑iI besoin de rappeler que des explosions mortelles ont eu lieu par le passé.

            . Des visiteurs non compétents et peu respectueux peuvent accéder sans problème au site et, même si une exploration excédant le kilomètre dans les galeries s'avère très vite périlleuse (le mot “labyrinthe” prend vite ici son vrai sens), un certain risque de détériorations préjudiciables, voire de pillages, existe, et cela même si ma prospection actuelle n'a rien laissé apparaître comme pièces d'antiquités ou autres “trésors”.

            . Des traces contemporaines nombreuses et évidentes (détritus, ficelles,…) attestent du passage récent de “touristes” dont il n'est pas certain que tous manifestent le respect dû au site magnifique et extraordinaire.

            . Une exploration systématique et approfondie, tant sur le plan topographique qu'archéologique, si l'on excepte l’œuvre de Mme PETROCHILOU (mais qui peut être incomplète), n'a jamais été entreprise dans les temps actuels, avec le sérieux, la motivation et les moyens que nécessite la prospection d'un tel endroit.

            Pour toutes ces raisons, avant de proposer ma conclusion, je souhaite citer celle de Mme Anna PETROCHILOU, si significative:

            Qu'il soit le Labyrinthe mentionné dans la Mythologie grecque ancienne ou pas, le Labyrinthe de Gortyne est d'une grande importance au niveau international à cause de sa formation… et aussi à cause de l'admirable élaboration artistique de certaines de ses sections par les hommes d'un âge lointain, dans des conditions qui, même aujourd'hui, seraient considérées comme difficiles et dangereuses pour la santé humaine.”

            Ma conclusion sera la suivante: il est urgent de faire en sorte:

            1) que le Labyrinthe soit méthodiquement exploré avec les moyens modernes dont nous disposons, en tentant de dépasser les connaissances déjà acquises.

            2) que le site soit protégé et des dégradations naturelles, et des visites intempestives.

            3) que le site soit rendu sûr par l'évacuation des explosifs, le dégagement de certaines galeries partiellement effondrées, et l'étayage de certains secteurs fragilisés par le temps et des explosions internes.

            4) que, ces conditions étant remplies, l'accès en soit rendu possible pour des visites touristiques qui seraient respectueuses du lieu, car ce Labyrinthe appartient, à mon avis, au Patrimoine Culturel de l'Humanité.

            Qu'il me soit enfin permis de rendre justice ici à un illustre Crétois, malheureusement “éclipsé” par des “vedettes” étrangères. Il s'agit de Minos KALOKAIRINOS, originaire d'Héraklion. En 1857, à l'âge de 14 ans, il dégageait du sol les premières lignes des Lois gravées derrière l'Odéon de Gortyne. En 1878, admiratif devant les travaux d'Heinrich SCHLIEMANN pour ressusciter Ulysse, il décidait d'exhumer, à ses frais, de décembre 1878 à février 1879, l'antique Knossos.

            C'est donc Minos KALOKAIRINOS qui a véritablement éveillé le héros antique que fut Ulysse. C'est lui qui a jeté les solides bases de l'archéologie crétoise; l'Américain STILLMAN divulguera ses découvertes. Puis interviendront Arthur EVANS, D. MACKENSIE et D.T. FYFE.

            La renommée internationale consacrera EVANS parce qu'il disposait des moyens de faire connaître ces informations mais, en réalité, c'est à ce modeste Crétois que les “honneurs” de cette fabuleuse découverte doivent revenir, je le répète et insiste, comme M. Paul FAURE l'a déjà fait avant moi. Grâce à lui et à sa ténacité, l'histoire de la Grèce et de la Crète, il y a à peine 100 ans, a reculé de 1300 ans.

            Il resterait, pour mettre un point final à cette communication, à démontrer quelle est la part de la réalité dans la légende du Minotaure.., mais ceci est une autre histoire. Toutefois, “il n'y a pas de fumée sans feu” et nous disposons de quelques indices troublants:

            ‑ Minotaure présente de nombreuses analogies avec Dionysos; j'ai déjà mentionné le fait que Minotaure et  Dionysos étaient tous deux représentés avec une tête de taureau et entourés de deux panthères.

            ‑ Dans le dionysisme, on se distingue des pratiques de la cité notamment avec le mode culinaire: le modèle du dionysisme est l'omophagie. On mange la chair crue d'une victime animale capturée et déchiquetée après une poursuite sauvage. Mais les bêtes, les hommes et les dieux se confondent et sont interchangeables si bien qu'à l'extrême, le Dionysisme contraint à l'anthropophagie. Et Minotaure dans son Labyrinthe?

            ‑ D'autre part, Dionysos n'est jamais entièrement inscrit dans la cité. Il est l'Ailleurs et est en relation privilégiée avec la nature non civilisée, avec les puissances du monde sauvage. Minotaure est‑il inscrit dans la cité?

            ‑ Enfin, depuis quelques années, on s'interroge très sérieusement sur la possibilité que les minoens, dans certaines circonstances, n'aient eu des mœurs anthropophagiques; les découvertes de 1979 à Anemospilia et à Arkhanés incitent à cette hypothèse, surtout si on rapproche ceci de la mythologie: le jeune Zeus, alors chez les Curètes, fut attiré hors de chez eux par les Titans qui le capturèrent, le découpèrent et le dévorèrent.

Que de points communs mais… ceci n'est pas l'objet de cette communication

 BIBLIOGRAPHIE 

            L'annexe VI contient une bibliographie importante provenant de Mme PETROCHILOU. Dans ses divers ouvrages, M. FAURE a, lui aussi, indiqué une imposante documentation qui recoupe celle de Mme PETROCHILOU. Il est toutefois utile d'ajoute

‑ Pierre GRIMAL: Dictionnaire de la mythologie gréco‑latine.

‑ Robert GRAVES: Les mythes grecs (Pluriel).

‑ Georges COX: Les Dieux et les Héros. 1867 (Hachette).

‑ J. LACCARIERE: L'été grec. “Terre Humaine”.1976 (Pion).

‑ M. Mme ETIENNE: La Grèce antique, archéologie d'une découverte. 1990 (Gallimard).

‑ ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS, éd. 1990, tome 6, P.756‑759.

‑ M. COMTE: Les Héros mythiques et l'Homme de toujours. 1993 (Seuil).

‑ Pierre VIDAL‑NAQUET: Le chasseur noir. 1991 (La Découverte)

 - Paul de SAINT HILAIRE : L’Univers Secret du Labyrinthe (R. LAFFONT. 1992)

ANNEXES

‑ ANNEXE I : Extraits d'ouvrages de M. Paul FAURE .

                        A la recherche du vrai Labyrinthe de Crète.

                        Fonctions des cavernes crétoises.

- ANNEXE II : Extraits des KPHTIKA XPONIKA (Paul FAURE)

‑ ANNEXE III : Plan du Labyrinthe par A. SIGALA . 1842.

                           Pièces de monnaie du V ème siècle.

- ANNEXE IV : Extrait de “Les grottes de Crète” (EKDOTIKE ATHENON . 1984)

                            Le Labyrinthe de Gortyne par Mme Anna PETROCHILOU.

‑ ANNEXE V : Plan du Labyrinthe de Gortyne établi par Mme PETROCHILOU en 1985.

‑ ANNEXE VI : Bibliographie.

‑ ANNEXE VII : carte flamande de DE WITT . 1640 .

‑ ANNEXE VIII : Comparaison d'un plan de 1821 et de celui de 1985 établi par Mme PETROCHILOU‑

- ANNEXE IX : Extrait de “Ulysse Le Crétois” de M. P. FAURE




Une conclusion ???? ou le début d’une remise en cause profonde ????

Mais où est donc le labyrinthe mythologique ???? 

Le problème qui se trouve maintenant posé est celui de l’emplacement du site qui a servi à l’élaboration du mythe  (ou l’inverse)…

Toute personne qui est allée visiter le site de Knossos en revient quelque peu « frustrée » car il faut faire appel à beaucoup d’imagination pour « éprouver » ce que le mythe inspire….

En effet, concevoir que le Labyrinthe soit à Knossos est une construction intellectuelle qui fait appel à des « connaissances » parfois subjectives, mais qui ne donne pas aux sentiments, aux sensations, aux émotions, l’occasion de se manifester….

En effet, les autres sites évoqués, que ce soit la carrière d’Agia Irini près de Knossos, ou la grotte d’Agia Paraskevi près de Skotinou, ne provoquent rien en comparaison de ce que le Labyrinthe de Gortyne peut générer dans le « mental » de l’individu humain « lambda » car, dans ces sites, la lumière du jour est toujours perceptible…alors qu’à Gortyne, après une cinquantaine de mètres, c’est l’obscurité qui règne… et je puis en témoigner pour avoir « osé » vivre dans ce site des situations génératrices de ces émotions…

Dans le labyrinthe de Gortyne, vous éteignez votre lampe, vous gardez les yeux ouverts… et vous n’existez plus comme « être de chair » (comme « créature » … « créas », en grec, signifie « chair »)… mais simplement comme « esprit » conscient d’exister mais sans le support charnel…. 

Alors, après 16 ans d’investigations en toutes directions, sans a priori et surtout sans ménagement (j'ai pris le soin de systématiquement tout vérifier), je ne puis que répéter ce que j’ai déjà dit en 1993 : c’est bien le site de Gortyne qui a servi de support au mythe de Thésée et du Minotaure… et, de ce fait, je sollicite des autorités planétaires la protection de ce site, sa sécurisation, sa préservation… et, peut-être , son accessibilité au public….

     3 août 2009

Michel FOURNIER 

michel_fo@tellas.gr  

En guise de « conclusion »  PROVISOIRE, je produis la copie « in extenso » de l’article qui fut publié en 1997 dans la revue « KADATH »…. et qui donne les éléments dont je disposais à l’époque…. certains (nombreux) se sont avérés et enrichis, d’autres ne sont plus mentionnés car leur véracité n’a pas été confirmée…

Bonne lecture et merci de permettre au Labyrinthe de sortir des ténèbres…..

LE LABYRINTHE … aujourd’hui et hier….

Voici le dernier plan très détaillé qui a été réalisé, grâce au dévouement scrupuleux de Thomas Waldmann qui, parfois dans des situations physiquement très pénibles, a tenu à définir dans les moindres détails la nature du Labyrinthe actuel comme cela ne fut jamais fait jusqu'à CETTE ANNEE 2009 :

Ce plan est consultable sur le site www.labyrinthos.ch de Thomas Waldmann et il permet de savoir avec précision comment se présente le labyrinthe de Gortyne de nos jours. 

Il faut alors prendre en considération le plan réalisé en 1817 (et qui comporte certaines erreurs, notamment d’orientation pour ce qui est des salles terminales) pour avoir une idée précise du plan du labyrinthe avant ces altérations graves :

Le plan de Sieber, tel qu’il fut diffusé…..

 

Les erreurs d’orientation de Sieber telles que Thomas Waldmann les a mises en évidence… 

A partir de ce plan, en tenant compte des altérations résultant de l’occupation allemande, des deux explosions qui s’en sont ensuivies, on peut reconstituer le plan approximatif (mais relativement fiable) du labyrinthe tel qu’il pouvait être avant cette occupation allemande…. et donc le plan originel…

plan labyrinthe reconstitué

Sur ce plan, j’ai reconstitué, à partir des observations très précises effectuées sur le terrain notamment par Thomas Waldmann, le parcours du Labyrinthe tel qu’il était avant les bouleversements du XXème siècle… 

            Ce parcours labyrinthique a été réalisé au fil de siècles et de modifications considérables, à travers les vestiges de la carrière antique qui n'a cessé d'évoluer, pendant une durée sans aucun doute  longue puisque cette carrière, en l'état actuel des investigations, est pour le moinsromaine“… alors que l'on pense que l'on en a extrait des pierres pour construire par exemple “Phaestos”…. : je me suis permis, dans un certain endroit du labyrinthe, de réaliser, comme un test, une portion de mur (4 mètres), d’un mur qui était effondré… et je sais donc de quel type de travail il s’agit !…

Ce travail a été effectué sur près de trois kilomètres.

Pour nombre de ceux qui l'ont visité, ce site est évocateur, pour moi et pour bien d'autres, d'un utérus  (”mitra” en grec) parce qu'il n'est pas sans évoquer les “entrailles” de la Terre, notre mère à tous…. et il avait sans aucun doute pour fonction, étant donné ce qu'on peut éprouver dans les lieux, dans un premier temps de faire naître des peurs “viscérales” , pour ensuite donner l'envie de les vaincre pour retrouver son sang-froid en triomphant de ces « peurs viscérales » venues du plus profond de nous-mêmes…. ce qui permettait alors de retrouver  la sortie…. dernière étape du processus, étape « libératrice » qui permet d’accéder à l’AUTONOMIE, (en grec, « autonomie » se décompose ainsi : « auto » = « par soi-même » et « nomos » = « loi »…. )

Une fois dehors, les peurs “puériles” étant dominées et l'individu ayant trouvé en lui une “Force Supérieure” (en lui, naturelle, pas en provenance de l'extérieur, en provenance d’une hypothétique puissance surnaturelle, inhumaine, irréelle … !!!), l'homme existait enfin et coupait symboliquement le cordon représenté par le fil d'Ariane (ARiane … ARaignée…) une Ariane  qu'il abandonne alors comme il abandonna précédemment sa mère lorsque le cordon ombilical fut sectionné, le contraignant à pénétrer dans le « labyrinthe de la vie »… jusqu’à ce qu’il y trouve, armé de sa seule volonté, les moyens de se construire un environnement susceptible de lui apporter le bonheur…

Mais on peut tout aussi bien donner à ce SENTIMENT que je viens de décrire, en faisant référence à la MERE, une référence PATERNELLE en disant que, libéré de son animalité qui faisait de lui un être “mi-humain”, “mi-bestial, l'homme devient dieu (”dieu” le PERE”)… ce qui, parce qu'il est constitué de chair (ce qui n'est pas le cas de dieu), le ramène à sont “statut” d'homme , sans sa bestialité initiale….

Mais on peut tout aussi bien donner à ces SENTIMENTS qui font référence à la MERE ou au PERE, celui de la nécessité de l'UNION de ces deux parents de sexe différent pour que, ENSEMBLE au moins sur le plan spirituel, ils apportent à leur CREAture, l'enfant, ce que celui-ci attend tout naturellement d'eux, dans une relation d'AMOUR : une “éducation” telle que, quoiqu'il arrive, cet enfant sera “équipé” pour affronter la VIE et ses difficultés pour y vivre le confort absolu entouré d'humains tout aussi “heureux” que lui .

A suivre…..

Mais qu’est donc ce Labyrinthe ????

LE POINT SUR LE LABYRINTHE…. 

Qu’en est-il exactement de ce site, à la lumière des multiples explorations de tous ordres (sauf, paradoxalement, archéologiques) qui se sont déroulées ces dernières années, menées par des « spécialistes » tous dotés de compétences diverses mais complémentaires, qui ont conduit leurs propres recherches le plus souvent en ne se connaissant pas personnellement les uns les autres ? 

Le labyrinthe (celui de Gortyne), pour autant que j'ai pu le reconstituer en fonction de ce que nous avons découvert à l'intérieur (parfois en scrutant attentivement car il a subi de très fortes altérations au fil des siècles…), peut apparaître comme ayant été conçu avec de multiples efforts, selon un plan déterminé, avec une  fonction que l’on peut retrouver dans le mythe de Thésée et du Minotaure……. même si, il y a quelques siècles, il servit aussi de refuge aux crétois lorsque les occupants turcs décidaient de “razzias”…  mais il peut tout aussi bien être le résultat “hasardeux” de travaux générés par le “hasard”…. 

Il apparaît qu'il s'agissait, à l'origine (à l’époque dite « minoenne», vers – 2500/3000) d'une grotte naturelle de grandes dimensions, grottes dont la colline où il se trouve est percée en d'autres endroits (le « petit labyrinthe » et le troisième labyrinthe, redécouvert récemment…. en sont des preuves absolues…).

  Cette grotte et les autres sont devenues des carrières dont on a extrait les pierres qui ont servi à la construction de Phaestos, de Gortyne, la Gortyne pré-romaine (”Larissa”…) et, peut-être, avant Gortyne, à la construction d’un “Knossos” comme l'indiquent plusieurs sources….  (le nom de « KNOSSOS », par ailleurs, fut celui donné à la Crète entière, ce « knossos » ayant donné « CONNaissance », « KNOwledge », « KENNen »…. car la Crète fut le pays de la « Connaissance », le labyrinthe, ou plutôt la démarche labyrinthique étant le moyen de parvenir à cette « CONNaissance »…). 

Alors, un petit aparté pour tenter d’en savoir un peu plus …. 

Où était KNOSSOS… dans l’Antiquité ? 

http://origines1.chez-alice.fr/labyrinthe/ouknossos.doc 

En effet, diverses sources dont l’ouvrage « De Architectura » de Vitruve, font allusion à un « Knossos » qui aurait été implanté dans la plaine de la Messara…. ce qui est tout à fait vraisemblable puisque la plaine de Messara comporte un « Phaestos », alors qu’il est certain qu’un « Phaestos » était un des ports d’Héraklion vers – 1450 (cf. Paul FAURE).

Ce que dit le grand architecte italien Vitruve ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitruve  ) auteur de 10 livres « De architectura”, mort en 20 avant JC … nous interpelle : 

http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/vitruve_de_architect_01/lecture/5.htm 

10. Veut-on s'assurer que les herbes et les fruits peuvent faire connaître la qualité du terrain qui les produit ? On le peut facilement, par les remarques faites sur les terres qui, en Crète, avoisinent le Pothérée, rivière qui coule entre deux villes de cette île, Gnossus et Gortyne. A droite et à gauche paissent des troupeaux ; ceux qui paissent près de Gnossus ont une rate ; mais on ne rencontre point de viscère chez ceux qui se trouvent de l'autre côté, près de Gortyne. Les médecins ont cherché la cause de cette singularité, et ont trouvé dans cet endroit une herbe qui a la vertu de diminuer la rate des animaux qui la broutent. Ils ont cueilli cette herbe et en ont fait un médicament pour guérir les personnes affectées de splénite. Les Crétois l'appellent asplehnon.

 … et que penser de cette carte de 1592 de Ortelius (http://www.labyrinthos.ch/Karten/Ortelius1592.WK.jpg ) où Héraklion et Knossos sont nettement différenciés, où Gortyne et Knossos ne sont pas très éloignés…

 Une précision : rien ne dit que le « Heraclea » entouré en vert soit le Héraklion que nous connaissons aujourd’hui…. puisque nous pouvons même voir un « Hérakleum » à l’emplacement de l’actuelle Agios Nikolaos… A noter aussi que, juste au Sud du Labyrinthe, on trouve « Omphalium » et que « omphalos » en grec désigne le nombril et, par extension, le « centre du monde »…. 

Nous avons aussi d’autres indications, comme celles provenant venant de Pierre Belon du Mans (1518-1554) ou de  Joseph Pitton de Tournefort - (1656-1708)…. qui évoquent un « village voisin du Labyrinthe, qui était anciennement la ville de Cnosos » où on pouvait trouver des guides pour visiter le labyrinthe…

Il serait TRES important de savoir ce qu'il en est exactement de la situation de “Knossos”….

En effet, il est fait mention, dans quelques textes anciens, du labyrinthe de Knossos…. mais, si “un” Knossos a été situé un jour en Messara, alors cela ne ferait qu'un élément de plus pour dire que le labyrinthe mythologique se trouve en Messara, près de Gortyne

La grotte devenue carrière remplit ses fonctions de pourvoyeuse de pierres jusqu’à ce que l’édification des villes de la Messara , avec leurs monuments colossaux, soit achevée….

Les constructions ayant été réalisées, les pierres ayant servi à construire Phaestos, Gortyne … et peut-être le « Knossos » de la Messara, n’ayant plus d’utilité, les carrières furent abandonnées ….  

Puis, un beau jour, la plus grande de ces carrières fut utilisée, dans son état ou après aménagements (par qui, à quelle époque ???) comme “centre d'initiation” pour les “élites, ce qui apparaît indiscutablement être la fonction du labyrinthe quand on analyse le mythe de Thésée (il était fils du roi d'Athènes et, dès qu'il eût tué le Minotaure, SON Minotaure, il devint roi d'Athènes après avoir “abandonné ” Ariane en chemin sur l’île de Naxos…).  Il semble bien que c’est cette fonction de « centre d’initiation » qui devint essentielle pour le Labyrinthe, comme on peut la retrouver dans de multiples « labyrinthes”  à travers la planète entière… 

En effet, encore aujourd’hui, y compris dans le rite d'initiation des Francs-Maçons  ( http://origines1.chez-alice.fr/francmacon.doc ), le labyrinthe, avec tout ce qu'il implique, est considéré comme le lieu où on se débarrasse de la bestialité dont on est porteur…. l’instinct animal, les peurs enfantines, les pulsions sexuelles incontrôlées, etc… pour finir par trouver la “Lumière”…. ce qui peut aussi renvoyer au culte de Mithra, ce dieu strictement réservé aux “mâles”, dieu de la parole, de la lumière (on le fêtait le 25 décembre, jour du “Sol Invictus”)), du contrat (donc dieu du commerce et des commerçants, ces “marchands installés dans le temple de la vie”)   qui a bien failli s’imposer en Europe et ailleurs si le christianisme n’avait pas eu sa « puissance » ???

   «  http://fr.wikipedia.org/wiki/Minotaure    ” La littérature s'est aussi emparée du sujet, faisant de la recherche du Minotaure au fond du labyrinthe une épreuve initiatique visant à détruire le monstre bestial qui se cache en chacun de nous. » 

La construction de ce “temple” à la fois souterrain et aérien (l'entrée se trouve presque au sommet d'une colline, mais à 30 mètres sous le sommet),  demanda de très nombreux efforts  et peut-être la volonté de lui donner un tracé “spécifique”……. et nombre de ceux qui regardent le parcours labyrinthique tel que dessiné par Sieber… ou tel qu’il peut être aujourd’hui reconstitué, avec la vision donnée par la photo ci-dessous (vue de l’entrée qui subsiste aujourd’hui, créée par les allemands) en arrivent à une conclusion similaire….

Précision : cette entrée n’est pas l’entrée originelle du labyrinthe mais celle qui fut élaborée par les allemands en 1940. L’entrée « historique » se trouve à quelques centaines de mètres vers l’Ouest, à flanc de colline, au même niveau… 

Le procédé de «construction », ou plutôt d'aménagement du labyrinthe, est le suivant :

- sur le sol se trouvait, après l’utilisation des lieux comme « carrière » ou même pendant leur utilisation comme carrière, une couche très épaisse (environ 1 à 2 mètres comme on peut le voir dans le “petit labyrinthe”) de gravats composés de terre et de petits blocs provenant des gros blocs qui avaient été extraits et taillés, façonnés, à l'intérieur même de la carrière….

En effet, les blocs étaient sommairement taillés lors de leur extraction des parois de la carrière, mais leur finition avait lieu dans la carrière souterraine elle-même : l’humidité permanente du lieu rendait les pierres facilement « taillables » pour les adapter à leur destination finale… cette technique est parfaitement connue et même encore utilisée aujourd’hui

 On peut ainsi voir des endroits très révélateurs où les arêtes des  colonnes sont élimées par les cordes qui tractaient les pierres hors de la carrière… lesquelles pierres étaient placées soit sur des traineaux munis de patins, soit de chariots dotés de roues (mais rien ne permet de « trancher » en faveur de l’une ou l’autre de ces éventualités).

  Ces traces d’usures sont aussi révélatrices des directions dans lesquelles s’effectuaient les tractions….

Or, en certains endroits, les murs construits condamnent les directions susmentionnées si bien que l'on peut aisément penser que  ces murs ont été construits APRES que la carrière ait été abandonnée, ou alors que la carrière était exploitée pour se développer dans d'autres directions, en abandonnant les directions initiales…….le nouveau parcours n'a pas respecté le tracé antérieur de l'époque de la carrière…

Pour être scrupuleusement honnête puisque nous n'avons pas encore d'éléments archéologiques définitifs, il convient de dire que les directions qui apparaissent “condamnées” ont pu l'être du temps même du fonctionnement de la carrière : on peut imaginer que l'on exploite un secteur pour extraire des pierres, que l'on abandonne ce secteur pour se diriger vers un autre, ce qui entraîne l'abandon et la condamnation des directions… et peut donner la même configuration….

Difficile de trancher….. avec certitude… continuons….

- il a donc suffi, avec les petits blocs, de dresser des murs de pierres empilées derrière lesquels la terre fut jetée quasiment jusqu'au niveau du plafond….  cette terre comblant ainsi les espaces entre les nouveaux  couloirs ainsi élaborés et les anciennes parois de la carrière…. pour que se détermine un parcours fait de couloirs délimités par des murs de pierres…….

- il est intéressant de considérer le parcours ainsi nouvellement constitué qui, et cela n’engage que ma modeste personne (mais aussi le sentiment de bien d’autres personnes), ressemble étrangement  à la représentation de l’appareil génital féminin, de l’utérus, « utérus » se disant « mitra » en grec…. tandis que, en grec, « cathédrale » se dit « mitropolis », ce qui peut se traduire par « ville de l’utérus », tandis que, à 5 km du Labyrinthe de Gortyne, se trouve le village de « Mitropolis » où se trouvent les vestiges de la plus ancienne cathédrale de la chrétienté, tandis que nombre de cathédrales sont des « Notre-Dame » et comportent un labyrinthe en un endroit très précis du bâtiment, tandis que le « métropolite » entre dans cette cathédrale coiffé de sa « mitre »….  (lire « Une cathédrale se dévoile » de Maurice Rosart, Editions du Rhin-2004)

On voit très bien ici les murs de pierres qui ont été montés pratiquement jusqu’au plafond, qui retiennent la terre qui a été jetée derrière eux, et qui déterminent ainsi des couloirs qui déterminent des voies selon un tracé”troublant” …

 On voit ici les angles élimés de certaines des colonnes qui, dans la carrière, avaient pour fonction de soutenir les plafonds… ces marques d’usure relativement profondes montrent les directions vers lesquelles s’exerçaient les tractions…. et même les traces laissées par les véhicules porteurs, munis de patins ou de roues…

Ici, on voit de plus près une marque de ces usures faites par les cordes.

Mais, pour que ces marques soient ce qu’elles sont, il apparaît évident qu’une des directions (arrière-plan) a été occultée par un mur de pierres qui a été construit APRES que la première direction ait cessé d'être  utilisée ou qui a été construit parce que la carrière évoluait dans ses directions d'exploitation… 

A suivre….




Les fouilles clandestines découvertes en 2009… !

En février 2009, lors d’une visite avec une archéologue française, je découvris que de graves exactions avaient été commises dans le labyrinthe, quelques mois auparavant, causant des dégâts considérables…. et je demandai alors au Gouvernement grec de bien vouloir protéger ce lieu encore pratiquement inconnu sur la planète et qui pose de sérieuses interrogations sur le passé européen… en décidant sa fermeture, sa sécurisation… puis son éventuelle ouverture au public…  Thomas s’insurgea contre mon initiative qui pouvait avoir pour effet de lui interdire, à lui (comme à moi), l’accès au labyrinthe puisque nous ne sommes en rien « habilités » à sa prospection… mais je tins bon si bien que nos chemins se sont alors séparés….                                               

En juillet 2009, Thomas accompagna une équipe de spéléologues de l’Université d’Oxford dans le Labyrinthe (expédition « labyrinth Lost »)…..et cette expédition, non seulement constata « de visu » l’ampleur des dégâts causés par l’équipe de fouilles clandestines, mais elle eut la chance de mettre la main sur les outils utilisés pour la recherche d’un hypothétique trésor

outilslabyrinthe.jpg

Les outils et quelques commentaires (Journal “ANTILALOS du 14 juillet 2009 page 20)

L'équipe d'Oxford et Thomas Waldmann (à droite)

(Voir la rubrique « NEWS » du site de Thomas Waldmann….  http://www.labyrinthos.ch/News.html  où on peut voir les différentes publications de journaux locaux et nationaux sur ce sujet). La presse locale et nationale se fit l’écho de cette scandaleuse atteinte au site prestigieux qui était « ouvert à tous vents » et qui était de ce fait soumis à de potentielles dégradations, alors que son exploration archéologique n’avait même pas été menée …. 

 

“Intérêt européen pour le Labyrinthe”

 

“LUMIERE AU LABYRINTHE”

Voici la traduction de certains de ces articles :  Ces articles sont visibles par le lien suivant….. 

http://www.labyrinthos.ch/News.html 

L’article du quotidien “ TA NEA” (15 juillet 2009)

DES FOUILLES CLANDESTINES DANS LA GROTTE ANTIQUE  Des spéléologues ont trouvé des foreuses et des outils pour creuser, dans le labyrinthe de Messara. 

Un voile de mystère couvre les récentes découvertes inattendues qui furent mises au jour pendant la récente mission de l’Université d’Oxford au Labyrinthe de Messara. 

Sans doute, dans la grotte, y avait-il un atelier professionnel des fouilles clandestines. Pendant notre visite avec les spéléologues, nous avons trouvé de foreuses pour diamants de deux mètres de longueur aussi que d’autres outils pour couper les rochers. Le spéléologue  Nikos Leloudas croit qu’il s’agit d’un grand atelier clandestin, si on prend en considération le nombre des outils qui étaient cachés dans un recoin de la grotte, assez haut, pour qu’ils soient inaperçus du sol. De plus, on a trouvé du câble de puissance pour les foreuses, des outils de coupe de fil, que seulement 100 personnes connaissent dans le pays. « Il est évident que l’on cherchait un trésor puisque tout le monde savait que les trouvailles archéologiques ont été extraites du labyrinthe depuis longtemps » conclut M. Leloudas.

En ce qui concerne les rumeurs des rançons cachées lors de l’enlèvement  de l’homme d’affaires M. Panagopoulos, le Maire de Moires M. Armoutakis le dément et ajoute que tous les outils se trouvent aux mains de la police.

Au ….. « non réclamés » de l’histoire 

Jusqu’en 1899, époque à laquelle Sir Arthur Evans a découvert le Palais Minoen à Knossos, des chercheurs ainsi que le peuple croyaient que le labyrinthe se trouvait en  Messara, à l’endroit où se trouve l’ancienne mine, grâce aux pierres de laquelle on croit que l’ancienne Gortyne a été édifiée, et peut être également Phaistos. Mais la découverte de Knossos a mis en second plan cette croyance.

Les allemands ont transformé en dépôt de munitions  la carrière minoenne 

Le sujet de  « site réel » du labyrinthe est evenu d'actualité par N. Haworth  de l’Université d’Oxford qui a entrepris les travaux dans le labyrinthe le 5 juillet avec son équipe et qui était accompagné par des spéléologues grecs qui connaissent bien les secrets du labyrinthe (Nikos Leloudas, Démetre Xatziiliadis, Eliza Xatzicharalabous et le suisse Thomas Waldmann, grand connaisseur de la région, concepteurd’un site sur le labyrinthe….).

Selon des personnes qui ont visité le labyrinthe, l’accès à l’intérieur est très dangereus…..

Le plan des nazis   

Selon M. Leloudas, en 1941, les forces allemandes ont découvert les galeries du labyrinthe, ont essayé de transformer l’intérieur en un immense dépôt de munitions en engageant les habitants de la région à travailler pour construire une route et ouvrir une seconde entrée. A leur départ de Crète en 1944, les Allemands ont fait exploser l’entrée du labyrinthe pour que l’on n’ait pas accès aux munitions. Depuis lors, des sociétés grecques et étrangères ont entrepris l’ouverture de l’entrée et après leur départ, les habitants de la région ont continué leur “travail” non sans accidents. Cela eut comme résultat la fermeture de la grotte au public.

ANTILALOS MARDI  LE 7 JUILLET Page 3 Intérêt Européen pour le labyrinthe 

Le Labyrinthe a attiré l’intérêt de l’Université d’Oxford et les scientifiques ont  commencé les recherches et les discussions avec les habitants de Kastelli.

Dans l’équipe, il y a Nikos Leloudas , membre d’une autre équipe qui, en 1981 avait fait une carte du labyrinthe, la meilleure qui existe aujourd’hui. Il y a aussi Thomas Waldmann qui a fait un site Web sur le labyrinthe.

Le but des Anglais est de prouver, à travers le programme « le labyrinthe perdu », que ce monument est celui dont il est question dans la Mythologie grecque.

Selon M. Leloudas seulement les 50 – 100 premiers mètres peuvent être exploités, car pour aller plus loin, le coût est énorme.

Indifférence grecque 

Le documentaire par la chaîne canadienne Discovery sur le Labyrinthe a connu l’indifférence de l’Etat grec et le peuple n’a pas eu la chance de voir le film.

Page 7  : Ambassadeurs 

Les meilleurs ambassadeurs de la demande des habitants de la région pour que le labyrinthe devienne un lieu que l’on peut visiter sont les scientifiques de l’université d’Oxford.

L’équipe a visité M. Armoutakis, le Maire de Moires, afin de l’informer du but de la recherche et sur les démarches qu’ils vont faire pour que le Labyrinthe devienne plus connu. Pour sa part, le Maire leur a délivré le dossier élaboré par l’ex-municipalité de Kastelli  qui contient tout ce qui concerne le labyrinthe et il les a informés des démarches qu’il fait lui même pour l’exploitation du labyrinthe.

Magnifique! 

Cela vaut la peine de visiter le site de Thomas Waldmann, qui est entré plusieurs fois dans le Labyrinthe et qui a réalisé un site superbe où on peut trouver des informations et des photos. On peut s’informer aussi sur les raisons pour lesquelles il est dangereux de visiter le monument.  www.labyrinthos.ch

Vous vous souvenez? 

Vous vous souvenez de la chaîne canadienne Discovery qui est entrée dans le Labyrinthe et qui a fait un documentaire superbe?

Pourquoi nous ne l’avons pas vu ?

Evidemment le film, a été vu par les téléspectateurs d’autres pays sauf les téléspectateurs grecs puisque personne en Grèce n’a  pu acheter les droits.

ΑΠΟΨΗ MARDI  LE 14 JUILLET 

Page 4 

Une mauvaise surprise attendait l’équipe qui est entrée dans le Labyrinthe afin de l’étudier : D’autres « chercheurs » étaient entrés avant eux afin de découvrir  la salle secrète  et chercher le trésor caché.

De plus ils avaient entreposé des explosifs qui étaient très dangereux, même pour eux-mêmes. Il est évident qu’ils sont stupides !

La police qui est arrivée sur les lieux, avec deux voitures de police et une jeep, garde la « bouche fermée » Elle a ramassé « le matériel » qui était assez coûteux ! Les habitants de la région affirment qu’ils possédaient même de l’électricité pour pouvoir travailler sans problème.

Ce qui a poussé ces personnes, qui ont opéré des fouilles clandestines, à chercher dans le labyrinthe, ce sont les légendes qui parlaient du trésor caché. Ils n’ont même pas hésité de mettre des explosifs. Heureusement pour le monument, l’arrivée des scientifiques a annulé leurs projets.

Page 5 

L’intérêt récent des chercheurs pour le labyrinthe fut comme un rayon de lumière dans l’obscurité où l’Etat grec a condamné le monument il y a longtemps. Nous devons le sauver et le faire émerger de l’obscurité :

Au fil des années, des centaines des visiteurs des quatre coins de la planète, inspirés par les mythes anciens, sans compter ni coût ni inconfort, sont venus pour visiter le monument et ils ont laissé leur signature dans la grotte.

Pour sa part, l’Etat grec a montré une indifférence énorme pour un tel monument, et il  répète le même refrain qu'il est « le danger à cause des explosifs ».

Il est regrettable de constater que d’autres pays fabriquent des légendes pour que les touristes  viennent visiter leur région et que, dans notre cas, l’Etat grec montre de l’indifférence et sous-estime son histoire !

C’est cette indifférence qui a conduit les différents  « chercheurs » dans le labyrinthe. C’est peut être le destin de ce pays de ne pouvoir jamais trouver la route dans les dédales du labyrinthe grec et de sacrifier au Minotaure la gloire du passé, son histoire, sa civilisation et ses valeurs.

Page 8 

Le spéléologue Demetre Xatziiliadis insiste sur le fait que le Labyrinthe pourrait être ouvert au public si on mettait les piliers  nécessaires pour étayer, malgré le refrain répété du Ministère de la Culture que son exploitation  est dangereuse à cause des explosifs.

Page 13 

Georges Xagorarakis, le président du conseil Municipal local de Kastelli a offert le repas aux membres de l’équipe – grecs et étrangers – qui ont apprécié l’hospitalité crétoise. Il a déclaré que le labyrinthe était un monument d’une importance énorme pour la Messara. Le président a remercié les femmes du village, qui pendant trois jours ont fait des préparatifs pour ce repas. La nourriture a été offerte par la Mairie de Moires, par L’ «  Union de Messara » et par l’Association Culturelle.

Le président a continué en disant que le labyrinthe pourrait devenir un pôle d’attraction en liaison avec les antiquités de Gortyne, de Phaestos, de Zaros et le Musée de Messara, quand ce dernier sera construit ( !) 

M. Volanakis, ex-président de l’Association Agricole est une personne qui a fait, jusqu’à maintenant, de nombreux efforts pour le nettoyage du monument et sa protection contre ceux qui opèrent des fouilles clandestines.  Pendant le repas, il s’est référé aux efforts du passé pour l’émergence du monument. Un de ces efforts  a abouti sur le bureau de Mélina Mercouri, mais il n’eut pas de suite.

Une partie du labyrinthe peut être ouverte au public 

Le spéléologue M. Xatziiliadis croit que le Labyrinthe a encore des secrets à dévoiler et qu’il  peut devenir un lieu de visite. Selon Thomas Waldmann, il est possible que les deux entrées du labyrinthe communiquent, contrairement à ce que l’on croyait jusqu’à maintenant. Selon M. Xatziiliadis, la Salle intérieure pourrait s’ouvrir au public. Dans le premier et le second secteur, les explosifs n’ont pas provoqué beaucoup de problèmes. Le problème le plus sérieux  vient des plafonds qui ont besoin d’être supportés (étayés ).

Le secteur droit est en meilleur état et, s’il est étayé, il peut être ouvert au public. Il  conclut en disant qu’il a été surpris quand il a vu les explosifs !   

Plus que jamais, au vu de ces informations je sollicitai la fermeture du Labyrinthe,  sa reconnaissance comme appartenant au « Patrimoine Culturel de l’Humanité », sa sécurisation puis son exploration par des archéologues compétents (le site est actuellement classé comme « zone militaire » parce que contenant encore des obus et ne peut donc être exploré par les archéologues) afin que l’Histoire, au vu des éléments NOUVEAUX recueillis depuis les affirmations de Sir Arthur Evans, détermine avec des éléments incontestables l’emplacement du site qui a servi à l’élaboration du mythe du Minotaure…. 

A suivre…..

Des publications de plus en plus nombreuses… !

Je sais seulement que des publications de plus en plus nombreuses s’accumulèrent au fil des ans :

  -          Emission « Des racines et des Ailes » diffusée sur France 3 en 2003 et 2006…. 

http://www.dailymotion.com/video/x16bjt_vasilakisknossos

Dans cette séquence, l'archéologue Antonis Vassilakis, natif de Knossos,
explique en quoi le palais de Knossos est le “labyrinthe”, pour lui .

http://www.dailymotion.com/video/x16bz5_crete-labyrinthe

Dans cette séquence, nous effectuons en compagnie de Callouste PARAGAMIAN, archéologue crétois, la visite d'une partie du Labyrinthe de Gortyne, présenté comme “seconde hypothèse “, mais le lieu n'est pas mentionné…

 

-          Burhard Traeger en 1996 et 2005 : « le labyrinthe crétois »… (en allemand et gerc)…


-          « GORTYNE » en 2000 /2001  par Antonis Vassilakis, archéologue crétois…

-          Callouste PARAGAMIAN, spéléologue crétois et Antonis Vassilakis, archéologue crétois : « le Labyrinthe de Messara » … en 2002

-          Callouste PARAGAMIAN : « Liste des inscriptions de visiteurs dans la salle « trapeza »…en 2004.

-          Nikos Leloudas : « Exploration du sous-sol de Grèce »… … en 2005

 

-          Athanasias Xanthopoulos : « Le Labyrinthe » …. en 2008.

… sans compter divers articles dans des journaux locaux ou non locaux (voir le magazine « GEO » de juin-juillet-août 2008 page 62), le magazine grec “TPITO MATI” de mars 2009, une visite du Labyrinthe par la télévision « Discovery Channel », des témoins de plus en plus loquaces, des sites faisant allusion au Labyrinthe de Gortyne…. 

geo2008.jpg   

Mensuel “TPITO MATI” (”Le troisème oeil”)

http://www.tritomati.gr/index.php?option=com_content&task=view&id=110

 

n° 173 juillet 2009

 

http://www.tritomati.gr/index.php?option=com_ab_archives&year=2009&month=03 

 

n° 169 mars 2009

            tpitomati.jpg

           

http://www.explorecrete.com/history/labyrinth-myth.htm ,

http://www.wkistler.de/more4/gall_f10.html   

 http://www.jpzero.com/cretejpx/   (une viste effectuée en 2003… et la merveilleuse Crète …)

 http://voyageforum.com/v.f?post=1847885  (vous me verrez là en tenue d'exploration du Labyrinthe ! )……

A suivre….. 

Trois labyrinthes… ?????… non, un seul !

En trois mois,  un « labyrinthe » de trois labyrinthes

mythologiques potentiels s’ouvrait à moi ! 

Ma « conviction » était acquise, en fonction des éléments que j’avais rassemblés : seul le labyrinthe de Gortyne pouvait satisfaire à tous les critères exigés car lui seul pouvait illustrer le mythe de Thésée et d’Ariane…. tandis que le labyrinthe de Knossos demandait des efforts inouïs  d’imagination pour être perçu comme crédible…. ce qui, sur le plan « émotionnel », le discréditait à mes yeux…. Je commençai alors à diffuser l’information, dès 1993, sur la base des informations alors recueillies dont certaines, avec enthousiastes même, y compris de la part d’ « autorités » culturelles (Jack LANG, Melina MERCOURI, Paul FAURE…), RIEN ne bougeait du côté officiel…. 

L’ensemble des réponses convergeait dans la même direction : pour que le problème de l’implantation du Labyrinthe mythologique puisse un jour être posé à l’échelon international, il importait que ce soit l’Etat grec qui en fasse la demande auprès de l’UNESCO, de la Communauté Européenne…. et l’Etat grec n’avait jamais rien fait en ce sens…. 

En 1996-97, je continuai mes tentatives de publications et certains périodiques « courageux », comme la revue belge « KADATH » (en son numéro 88 du printemps-été 1997) consignèrent mes « révélations » dans leurs colonnes… merci à eux ! En 1997, un grave accident arriva en France, en Normandie, dans un réseau de galeries qui avait été utilisé par les allemands pendant la seconde Guerre Mondiale : quatre personnes périrent suite à une asphyxie que l’on a fini par attribuer au dégagement de gaz mortels contenus dans un obus allemand stocké là…. et je décidai, pour ne pas faire courir de risques éventuels à des visiteurs imprudents, de me contenter de ne parler du labyrinthe de Gortyne qu’avec les autorités « responsables », afin de garder ma conscience « propre », en n’incitant d’aucune manière des « téméraires » à risquer leur vie dans un endroit dangereux qui, par le passé, a servi de lieu « initiatique » à un certain Thésée…. qui y a rencontré son Minotaure… et où d’autres avaient donné leur sang comme tribut au « Minotaure », comme l‘indiquent depuis octobre 2008 des panneaux apposés aux abords du labyrinthe… 
              En 1998, un suisse, Thomas Waldmann, se mit en rapport avec moi, ayant entendu parler de mes « compétences » dans la Messara et nous entreprîmes alors d’associer nos compétences afin d’explorer du mieux possible ce site fabuleux…. 
Thomas avait des compétences incontestables sur le plan de la topographie et une motivation « pressante » dans la mesure où, ayant édité un ouvrage volumineux et très sérieux (« Die Gottesformel »), il voulait se faire un nom pour communiquer ses pensées personnelles…. 
Il élabora un site remarquable sur le Labyrinthe de Gortyne  qui s’enrichit au fil du temps des résultats de nos visites exploratives, communes ou individuelles…  Pendant 10 ans, nous avons ainsi collaboré, explorant chacun avec nos intérêts, le fabuleux site, Thomas l’explorant sous « toutes les coutures » matérielles, moi-même explorant tout ce qui existait à propos du « labyrinthe » comme lieu « mythique », comme lieu « initiatique », comme lieu « symbolique »…. Dans le même temps, je découvris les raisons qui provoquaient cette sorte de blocage à propos du labyrinthe de Gortyne… 

Il y a d’abord le fait qu’est attaché à ce lieu une sorte de superstition ancestrale liée au mythe du Minotaure… par exemple, sur un panneau d’information apposé devant le « Petit labyrinthe » en octobre 2008, il est toujours fait référence au mythe et au « tribut de sang » que des jeunes ont payé au mythe…

  
 

On peut lire « After the war the opening of the cave and its clearing of the ammunition was attempted, all of which was removed. Many young people from the surrounding area lost their lives in their try to seek ammunition, paying a tax of “blood” to the spirit of the Minotaur of the eternal myth.” 

En fait, 4 jeunes gens sont décédés en 1961 dans une explosion alors qu’ils recherchaient des explosifs dans le labyrinthe.

Le mythe est toujours « vivant » en 2009. 

Il y a ensuite le fait que le labyrinthe, dans des temps pas très éloignés si bien que les souvenirs sont vivaces dans la mémoire des crétois de Messara (les « papous » ou « grands-pères »), a servi de lieu de refuge lors des « razzias » que diligentaient quelquefois les envahisseurs turcs… alors, autant rester discrets sur ce lieu qui pouvait toujours, en cas de nouvelle invasion, redevenir un abri sûr… Il y a ensuite le fait que, lors de la bataille de Crète, les allemands ont décidé d’utiliser le labyrinthe comme dépôt de leurs munitions dans leur projet de conquérir l’Afrique du Nord… 

Pour ce faire, ils décidèrent d’ouvrir une nouvelle entrée car l’entrée historique faisait face à la mer et ils craignaient les attaques pouvant venir de là… ils construisirent une route empierrée pour que des camions puissent apporter les munitions… aménagèrent des salles à l’intérieur pour stocker des tonnes de munitions… installèrent un chemin de fer « Decauville »…. etc…

http://www.bild.bundesarchiv.de/ 

  Les jeunes crétois du secteur furent mis grandement à contribution pour ces travaux titanesques, sans que l’accord de tous ne soit acquis aux allemands qui exercèrent diverses pressions sur ces « travailleurs »… 

A leur départ, les allemands voulurent faire sauter l’ensemble du dépôt mais, grâce à l’intervention de crétois, ce ne fut qu’une partie du dépôt qui sauta, obstruant surtout les premières salles…  

http://www.wkistler.de/more4/gall_f10.html
              Après le départ des allemands, la Grèce décida de nettoyer le Labyrinthe de ces engins de mort et les travaux durèrent des années pendant lesquels le Labyrinthe changea encore de « physionomie »…. et vit disparaître quelques vestiges très anciens… 
Faute de crédits, les travaux de déblaiement cessèrent et, en 1950, le Labyrinthe fut fermé… mais cette fermeture n’eut guère d’effet car nombre de jeunes du secteur se mirent alors à visiter le Labyrinthe pour y récupérer poudre et explosifs…. si bien qu’en avril 1961, une très forte explosion tua quatre personnes et causa de nouveaux dégâts, dans un autre secteur du labyrinthe que celui qui avait été affecté par l’explosion allemande… le traumatisme fut énorme dans la Messara… où les parents épouvantèrent leurs enfants… Il fut de nouveau fermé jusqu’à ce qu’en 1981 une première équipe de spéléologues en fit une visite détaillée… bientôt suivie d’une autre équipe en 1982, puis de celle de Mme PETROCHILOU en 1985. Celle-ci, restant 20 jours sur place, dressa un plan précis qui, jusqu’à ces dernières années, fut une référence… Bien sûr, diverses communications furent faites de ci, de là sur le sujet… qui, même si elles ne semblaient pas rencontrer d’écho suffisant, laissèrent des traces et libérèrent la « parole »… 

Est-ce en raison des multiples informations divulguées sur ce site  www.labyrinthos.ch , toutes étayées et authentifiées par des documents de qualité, qui attestent de l’existence du labyrinthe de Gortyne comme possible site réel du Labyrinthe mythologique, que se généra un « engouement » de plus en plus concret pour ce thème… ou en raison du site que je conçus moi-même sur ce sujet : http://origines1.chez-alice.fr/labyrinthe/index.doc   ….ou du livre (« Hors des labyrinthes ») que j’écrivis et mis à disposition de tous dès 1997     http://origines1.chez-alice.fr/HDL.zip     ???

A suivre……